​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​
 ​"Il n'y a pas besoin de permission pour faire des choses belles."​

Skip Navigation LinksAutour-des-Corbières0225-1994

​​

 
 
 
 
​​
 

 

​​​Panorama Cité Carcassonne​

 


 


 


 

Narbonnais : huit caves labellisées "Patrimoine"

 

 

La cave coopérative Neotera d'Ouveillan et son architecture labellisés. PHOTO/ Ph. L.

 

 

Ces coopératives viticoles du Narbonnais font désormais partie du 'Patrimoine du XXe siècle'. Un label qui reconnaît leur intérêt historique et architectural. Pour la mémoire collective.

Témoignages d'un passé économique et sociétal, elles ont toutes traversé d'importantes évolutions technologiques. Certaines n'y ont pas résisté, d'autres ont su s'adapter et luttent au quotidien pour pérenniser leur activité. Les caves coopératives, majestueuses bâtisses qui se dressent dans de nombreuses communes, méritaient d'être saluées pour leur intérêt reconnu dans le paysage culturel audois. Huit d'entre elles viennent d'être honorées par l'attribution d'un label national.

Sensibilisation

La décision de la préfecture de Région a été signifiée aux caves tout récemment. La DRAC, via la commission régionale du patrimoine et des sites, a donné son avis sur l'attribution du label "Patrimoine du XXe siècle".

Cette distinction a été lancée par le ministère de la Culture et de la Communication en 1999. Les modalités ont été fixées en 2001. Le label a pour objet "d'identifier et de signaler à l'attention du public, au moyen d'un logotype conçu à cet effet, les constructions et ensembles urbains protégés ou non au titre des Monuments historiques ou des espaces protégés. Constructions dont l'intérêt architectural et urbain justifie de les transmettre aux générations futures comme des éléments à part entière du patrimoine du XXe siècle".

Le signalement est accompagné par des actions de sensibilisation et de diffusion auprès des élus, des aménageurs et du public. La labellisation s'obtient au terme d'une procédure minutieuse, confiée à des spécialistes : chercheurs de l'Inventaire, architectes des Bâtiments de France, enseignants des écoles d'architecture...

Huit caves de l'Aude ont donc retenu l'attention de la commission régionale et il s'agit des caves coopératives de Coursan (L'Espérance), Fleury-d 'Aude, Lézignan-Corbières, Montlaur, Ouveillan, Paziols, Saint-Nazaire-d 'Aude et de Villeneuve-les-Corbières. Les voilà estampillées "Patrimoine du XXe siècle", une plaque le rappellera à tout visiteur prochainement ! Une douce lumière sur une noble activité. Et de bien beaux monuments..

 

Aude : le "pays cathare" veut entrer au Patrimoine mondial de l'UNESCO

 

 

 
  

 

 




 

L'empreinte laissée dans l'Aude par le XIIIe siècle, période cruciale du Sud de la France, mérite-t-elle de rejoindre le patrimoine mondial ? C'est l'enjeu de la procédure Unesco engagée autour du "pays cathare".

Il s'est bel et bien passé quelque chose d'important, dans le Sud de ce qui n'était pas encore tout à fait la France, au cours du XIIIe siècle. L'expansion de la religion cathare, la protection dont les 'bonshommes' ont bénéficié de la part des puissants seigneurs locaux, la croisade envoyée par le pape et le roi de France pour les soumettre et rattacher ces territoires à la couronne : c'est de tout cela que témoignent châteaux, abbayes, villages et paysages, aujourd'hui réunis sous le nom de "pays cathare". Mais cela suffira-t-il à obtenir le prestigieux label "Patrimoine mondial", délivré au compte-gouttes par l'Unesco tous les ans ?

Une valeur universelle exceptionnelle à démontrer

"C'est à cette question que nous essayons actuellement de répondre", explique Michel Cotte, expert au Conseil international des monuments et des sites (Icomos). L'homme, qui a participé au montage de plusieurs dossiers de candidatures, a été mandaté par le conseil général de l'Aude pour envisager la crédibilité du projet. En juillet dernier, un comité scientifique de seize membres a été installé, et s'est mis au travail. Jeudi dernier, il s'est réuni à Carcassonne pour mettre sur la table les premiers éléments de discussion. Dans la discrétion, pour ne pas troubler des débats d'experts qui risquent d'être animés. "Dans ces réunions, on n'est pas là pour prendre tranquillement le café. Le comité scientifique a été formé de gens venus de disciplines et d'horizons géographiques différents". L'objectif est d'avoir un argumentaire solide, et qui ne puisse pas apparaître comme une simple démarche locale un brin chauvine. Car la tâche est ardue. Il va d'abord falloir que le comité dise si ce patrimoine, témoin d'une période cruciale de l'histoire, peut revendiquer une "Valeur universelle exceptionnelle" (VUE). "C'est la notion clé pour le comité du Patrimoine mondial, qui gère l'obtention du label. La valeur dont on parle doit être internationale, faire sens non seulement localement, mais qu'elle veuille dire quelque chose pour un Suédois ou un Chinois", souligne Michel Cotte. Ensuite, à partir de cette VUE, il faut définir un périmètre. Les châteaux ? Les abbayes ? Les vestiges archéologiques ? Les villages ? Le paysage ? "Ce périmètre, il faut l'établir le plus scientifiquement possible, souligne Michel Cotte. Puis le passer au crible des critères de l'Unesco : l'intégrité de ce patrimoine, son authenticité, et la comparaison avec d'autres témoignages de l'histoire".

L'étape française d'abord

Lourde et longue tâche qui attend les seize savants qui doivent aider le Conseil général, porteur du projet, à franchir la première étape : l'inscription sur la "liste indicative française". Ce ne pourra être fait, dans le meilleur des cas, qu'au début 2015. Ensuite, si cette première étape est franchie, il faudra faire partie des deux projets maximum que la France peut présenter, tous les ans, à l'Unesco. L'obtention du précieux sésame est ensuite plutôt aléatoire. "Le Patrimoine mondial compte un millier de sites. Certes, il y a encore des classements qui ne se discutent pas, comme celui du Mont Fuji au Japon l'an dernier. Mais pour 80 % des dossiers, il est bien difficile de démontrer leur valeur universelle exceptionnelle", témoigne Michel Cotte. Cela tombe bien : les Cathares n'avaient pas pour habitude de céder à la facilité.

20 à 30% de touristes en plus

L'inscription au Patrimoine mondial dope la fréquentation. Il y a le prestige, bien sûr. Mais il y a aussi tout l'intérêt que représente le label "Patrimoine mondial de l'humanité" en terme de fréquentation touristique. En 2010, le classement de la cité épiscopale d'Albi avait entraîné une hausse de 25 % des visiteurs, et de 5 % de plus l'année suivante. Même observation à Bordeaux, où le classement du Port de la Lune en 2007 a contribué largement au doublement de la fréquentation touristique de la commune en dix ans. Un tourisme différent À Carcassonne, la Cité accueillait 238 000 visiteurs payants au Château Comtal en 1997 (le classement est intervenu en décembre). L'année suivante, ils étaient 30 000 de plus environ, soit 15 %, mais le nombre de ces visites - les seules à pouvoir être comptabilisée avec précision puisque le reste du monument est en accès libre - est aujourd'hui de plus de 500 000. "Entre 20 et 30 % de fréquentation supplémentaire, c'est ce que l'on observe en général après un classement, explique l'expert Michel Cotte. Mais il s'agit surtout d'un renouvellement de clientèle". Les touristes attirés par le label viennent souvent de très loin, ils sont plus fortunés, et dépensent plus dans l'économie locale. "Mais ils sont aussi plus exigeants en terme de qualité d'accueil", précise Michel Cotte.

 

 
 
 

 

Les épaves de la côte audoise, ces mémoires sous-marines

 

 

 

"Le Shigizan Maru" à Leucate

 

Mémoire sous marine de la Côte Audoise

 

A droite, le plongeur Patrice Strazzera 

 

 

 

Blotties dans leur monde du silence, elles disparaissent peu à peu, englouties une seconde fois par la mer qui les ronge au fil des années. Les épaves sous-marines des côtes audoises ont cependant le temps de livrer quelques secrets aux plongeurs admiratifs devant leurs courbes pourtant écorchées. Qui sont-elles ? Voyage au fond de l'eau pour mieux connaître ces bateaux qui ont fini leur vie de surface entre Les Cabanes-de-Fleury et Leucate.

1 "Le Mimosas" près des Cabanes C'est une des plus célèbres épaves de la côte audoise. Ce cargo de 80 mètres se coupe en deux entre Valras et l'embouchure de l'Aude en 1977, aux Cabanes-de-Fleury. Vaincu par une tempête. La carcasse reste apparente à fleur d'eau. Sa poupe est d'ailleurs découpée parce que trop émergeante. La barge utilisée pour ces travaux est elle aussi immergée près de l'épave, qui se trouve aujourd'hui à 20 mètres de profondeur. Une faune très riche a pris possession des lieux sous-marins. Ce naufrage n'a pas fait de victimes, l'équipage trouvant refuge à Vendres et Valras.

2 "Le SAC 6" à Saint-Pierre-la-Mer Le 12 décembre 1938, une sirène de bateau réveille les quelques familles résidant à Saint-Pierre-la-Mer. C'est celle du "SAC 6", un cargo espagnol de 105 mètres de long proche de la côte. En pleine guerre d'Espagne, le trafic maritime emprunte le Grand Rec, sorte de couloir situé à 400 mètres du rivage. Le navire est en piteux état, il fait d'ailleurs route, cales vides, vers Marseille pour y être réparé. Une violente tempête pousse le bateau vers la plage, près du rocher. Il se casse en deux. Là aussi, l'équipage est sain et sauf. Seule une partie du cargo de commerce est immergée par 6 mètres de fond. "SAC" signifiait Societad Anonima Cros, de Barcelone. A noter que deux autres naufrages ont eu lieu sur le territoire pérignanais : celui de la brigolette "Noël-Adrien" (au salin de Fleury), qui a coulé le 16 janvier 1856 et qui transportait farine et blé, et celui du West Bay le 8 novembre 1982, finalement échoué sur la plage de Saint-Pierre puis remorqué. Sans victimes à chaque fois.

3 "L'Athena" à Gruissan Ce cargo italien de 56 mètres construit en 1887 en Ecosse, en provenance d'Espagne, fait naufrage le 17 mai 1927 près de la côte à Gruissan. Le navire est surpris par un violent coup d'Est. Il coulera à 300 mètres du rivage. Sa cargaison d'oranges flotte quelques jours plus tard jusqu'à la plage, faisant le délice des Gruissanais ! L'épave est située à 11 mètres de profondeur. Faune et flore s'y aiment. Selon l'ensablement et la visibilité, une belle plongée pour débutants.

4 "Le Shigizan Maru" à Leucate Cargo japonais à vapeur de 107 mètres, il heurte une mine en 1917 et coule près de Leucate. L'équipe regagne la côte à la nage à La Franqui. L'épave repose par 32 mètres de profondeur. L'avant est bien conservé, la chaudière envasée et quelques éléments bien visibles. L'eau trouble épaissit le mystère qui entoure cette épave baptisée "Le Japonais".

Documentation : Patrice Strazzera (photos), Chroniques pérignanaises (extraits du livre "De Pérignan à Fleury"). 

Le plongeur Patrice Strazzera témoigne

Le Narbonnais Patrice Strazzera plonge depuis des années. Il rend ainsi visite aux épaves que la Méditerranée garde jalousement en ses fonds. Il les immortalise par la photo, "un moyen de conserver une trace d'elles parce que la mer les digérera un jour et effacera leur présence".

Auteur de six ouvrages de la série "Le sommeil des épaves", il présente actuellement une exposition de ses clichés (souvent en noir et blanc) à Azille. Des bateaux caressés du regard avec émotion au fond de l'eau, il avoue volontiers "qu'ils ont une âme" : "Une ambiance particulière se dégage de ces épaves parce qu'elles racontent toutes une histoire. Il faut les respecter. Parfois, pas sur celles des côtes audoises mais ailleurs, ces épaves renvoient à une tragédie. Elles sont aussi quelquefois des linceuls".

Patrice Strazzera ne le cache pas, "les épaves l'ont attiré au fond de l'eau". Mais il prévient : "Pour aller les voir, il faut passer par les clubs de plongée, parce que ça se prépare".

 

 
 
 Balade en Pays Cathare: Laroque de Fa, Arques, Villerouge-Termenès, Lagrasse, Cucugnan, Queribus, Peyrepertuse
 Illustration sonore "The sounds of Silence"
 

 

 
 
 
 
 


Veuillez patienter pendant les annonces, vous serez récompensé...